EDITORIAL
Le Cahier
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La couturière

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Personne qui confectionne des vêtements féminins d’après des modèles ou qui crée elle-même ses modèles.

La machine à coudre

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Entre le moment où nos ancêtres maniaient une arête en guise d’aiguille et la machine électronique ultra moderne, il y a un monde. Des centaines d’années ont été nécessaires pour construire, à la fin du siècle dernier, la première machine vraiment capable de coudre.

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Les premières machines à coudre étaient actionnées à la main, à l’aide d’une manivelle. Plus tard un dispositif associant une pédale à la manivelle est intégré, permettant l’usage des deux mains pour guider l’étoffe sous l’aiguille. Aujourd’hui, toutes les machines modernes sont équipées d’un moteur électrique dont la vitesse est réglée par un variateur actionné par le pied ou avec le genou.




Outre le grand nombre de machines disponibles pour l’usage familial, environ 2.000 types différents de machines industrielles sont conçues pour la fabrication des chapeaux, des chaussures et de la bonneterie.

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« Ma sœur était couturière. Elle allait au domicile de ses clientes avec sa machine à coudre, actionnée à la main. Les modèles étaient choisis dans des revues comme Mode et Travaux, Femmes d’Aujourd’hui. Certaines couturières allaient voir les modèles exposés en vitrine pour les recopier. » Mme D.

« Quand j’étais enfant, ma mère achetait le tissu dans un magasin, pour elle comme pour moi. Puis on se rendait chez la tailleuse, elle consultait des magazines de mode et choisissait le modèle qui lui plaisait. Le prêt-à-porter n’existait pas. Notre couturière employait des apprenties. Les essayages, comme la confection, avaient lieu chez elle, dans son appartement. Je pense qu’il fallait deux à trois semaines pour que l’on ait le vêtement commandé. » Mme L.

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« Je suis née en 1910. Après l’école primaire, j’ai suivi, pendant deux ans, des cours à l’école de coupe à Jemeppe. J’ai encore étudié un an pour m’améliorer et un an le dimanche. J’ai d’abord aidé une amie couturière puis j’ai cousu chez moi sur une machine à coudre Pfaff, avec une pédale. Je faisais des manteaux, des robes. Pendant la guerre 40-45, on employait la toile des parachutes pour faire des chemisiers. » Mme L.

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« Je suis née en 1907. Après l’école ménagère à Ampsin, j’ai travaillé pendant un an chez le tailleur Straeman. Là je faisais surtout des boutonnières, à la main bien sûr. Il y avait aussi les ourlets, les doublures. Pour obtenir le brevet de couturière, j’ai suivi les cours de coupe et de couture chez Mme Danse-Maréchal. J’ai tenu un magasin de tissus et je cousais pour des clientes qui venaient d’Ampsin, de Jehay, de Villers-le-Bouillet et même d’Havelange. Les clientes choisissaient les tissus au magasin, le modèle, dans une revue et on me disait de faire à ma manière. Je coupais, je mettais à essayer. J’avais des apprenties et des ouvrières : elles surfilaient, cousaient les boutons, les pressions… J’en ai fait des robes, des manteaux, des chemises d’homme, des tabliers. Il y avait d’autres couturières à Ampsin. Je me souviens de Zélie Godin, Madeleine Michel, Germaine Moisse, Blanche Noël. Je cousais tard, surtout quand il fallait rapidement une robe, pour un enterrement par exemple, alors je cousais jusqu’à 3-4 h du matin. Les tissus nécessaires, je les achetais à Huy et à Liège. Je profitais des soldes pour les acheter. » Mme C.