L’hygiène publique


6. Conclusions

Les épidémies, en exacerbant et en mettant en évidence une des inégalités les plus fondamentales qui soient – celle devant la mort -, viennent perturber l’ordre social. Les élites réagissent par la crainte, mais non par le doute. Les infections sont dues à la mauvaise hygiène, elle-même enfant de l’intempérance, de la malpropreté, du vice et de l’imprévoyance. Au cours du dernier tiers du 19ème siècle, les organisations socialistes puis démocrates-chrétiennes vont structurer une opposition désormais moins (...)

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5. L’installation d’un réseau d’égouts : du bien public et de la liberté individuelle.

La question des égouts est étroitement liée à celle de l’abattoir et les débats sont souvent simultanés. Il existait, dès avant 1880, des rigoles plus ou moins pavées et, surtout, les ruisseaux de Wéhairon et Roua, ce dernier à peu près voûté au centre du village. C’est là que les épidémies vont venir attirer l’attention sur les carences du système. Les restes des animaux abattus sont jetés dans la canalisation et en font un foyer d’infection. Dès les premières discussions sur l’inspection des viandes, le sujet (...)

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4. tueries ou abattoir ? Obstination provinciale, atermoiement communal

LA FETE DU COCHON à AMAY !Voir aussi l’article ’Le saloir’ sur le ’Qué novèlle ? des aînés : http://www.quenovelle.be/amay/senio... La loi communale de 1836 attribue aux autorités locales la surveillance du commerce des denrées alimentaires. A Amay, le bourgmestre Ramoux avait inscrit l’édification d’un abattoir dans l’ambitieux programme développé au milieu du 19è siècle dans la mouvance des idées de Charles Rogier et du Conseil supérieur de santé. Ce n’était resté qu’un projet, sacrifié au bénéfice de (...)

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3. La distribution des eaux alimentaires : de l’espoir à la désillusion

Il est à peu près certain que des particuliers ont installé, dès avant les années 1880, des semblants de canalisations destinées à leur approvisionnements personnel. En 1882, un accord de principe se dégage au sein du conseil communal en faveur de l’établissement d’une distribution d’eau potable au Thier Pirka, au Lambermont, au Thier Philippart et aux Mirlondaines. Pour faire face à la dépense, les conseillers décident de mettre en vente une partie des biens communaux et, surtout, imposent à la (...)

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2. Epidémies et mortalités

Le choléra, la « grande épidémie du 19è siècle », ne fait qu’une brève réapparition en 1894. Si l’on considère le silence des sources comme le signe de l’absence d’issue fatale parmi les malades, cela signifie qu’entre 1832 et 1894, le choléra n’a tué qu’une vingtaine d’Amaytois. En fait, fin 19è début du 20è siècle, la maladie contagieuse la plus redoutée est la fièvre typhoïde ; elle est signalée pour la première fois en 1873, à l’origine de « quelques cas » dont « plusieurs » mortels. La fièvre typhoïde va (...)

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1. L’hygiène et les épidémies

En 1880, à l’aube des découvertes décisives de Pasteur, de Koch et leurs élèves, le bilan amaytois de cinquante années d’action en matière d’hygiène publique est tout à fait médiocre. Question lancinante, la distribution d’eau potable n’a encore fait l’objet que de quelques décisions isolées, prises au coup par coup sous l’impulsion des habitants, en l’absence de toute idée directrice. Il est vrai que l’on en est encore réduit à évaluer la qualité de l’eau à sa couleur, son odeur, son goût,… (...)

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